C’est le printemps qui pointe son nez, je vous propose donc d’aborder un sujet qui revient chaque année : les chaleurs de nos juments.

Cet article a été écrit en collaboration avec le journal Le Cheval 


Essayons ensemble de comprendre pourquoi nous qualifions nos juments de « pisseuses », la saisonnalité, les conséquences et surtout les solutions à notre disposition.


Pourquoi les juments sont-elles en chaleur qu’une partie de l’année ?


Tout d’abord, il faut savoir que la jument a une activité ovarienne saisonnière d’avril à octobre. Elle est régie par la photopériode, c’est-à-dire la luminosité. Dès que les jours rallongent au printemps, les cycles s’enclenchent. C’est aussi à cause de cela que certaines juments, vivant en écuries bien éclairées, peuvent présenter des chaleurs plus longtemps dans l’année.


Comment se déroule un cycle ?


Le cycle dure 21 jours environ et est divisé en deux phases :

- La phase folliculaire : elle dure environ 7 jours. C’est la phase durant laquelle la jument exprime son comportement sexuel. Elle peut être agressive, se campe, relève la queue, émet des petites quantités d’urine, contracte sa vulve, couine… C’est aussi la période douloureuse pour elle et où il convient de l’aider. De plus, les ovaires étant situés juste en arrière de la selle, la monte peut être inconfortable pour elle. Pour se soulager, elle engage moins les postérieurs, fait de petites foulées, rechigne à aller vers l’avant, rue…
C’est durant la phase folliculaire que la jument accepte le mâle et peut être fécondée.

- La phase lutéale : elle dure environ 15 jours. C’est la période « entre les chaleurs » où la jument exprime un comportement normal.


Comment soulager la jument en chaleur ?


Vous l’avez compris, la période des chaleurs n’est pas de tout repos ! Ni pour la jument, ni pour le cavalier. Et l’on comprend aisément qu’il faille soutenir l’organisme des juments en chaleur, en période de concours notamment.
Plusieurs plantes sont à notre disposition pour aider. Elles se divisent en deux catégories : celles qui facilitent le système hormonal et limitent les douleurs et celles qui permettent de limiter les changements comportementaux.


Quelles sont les plantes à notre disposition pour soutenir le système hormonal ?


Les plantes que nous allons citer ci-dessous ont des actions hormonales, elles permettent que le cycle se déroule régulièrement, sans inflammation, ni spasme. Qui dit moins de douleur, dit jument plus facile à gérer !
Le Gattilier, aussi appelé Poivre de Moines, permet de réguler le système hormonal et limite les spasmes de la phase folliculaire.
La Viorne Obier permet de diminuer tous les effets secondaires du cycle, limite les douleurs ovariennes et les spasmes utérins.
Le Curcuma est quant à lui bien connu pour ses propriétés anti-inflammatoires et c’est à cet usage qu’il est conseillé ici. Il permet de réduire les douleurs ovariennes.


Quelles sont les plantes à notre disposition pour limiter les modifications de comportement ?


On le sait, une fois la douleur gérée, nos juments peuvent continuer d’avoir des comportements gênants pendant leurs chaleurs. Pour limiter l’agressivité et les ruades, nous pouvons nous tourner vers les plantes suivantes :
L’Aubépine et la Valériane permettent de relaxer et de limiter la nervosité. Ces plantes ont des actions sédatives.
Le Tilleul et le Houblon ont quant à elles des propriétés calmantes mais aussi antispasmodiques !


Maintenant que vous êtes armés, complémentez vos juments pour mieux vivre, côté cavalier mais aussi côté jument, ces quelques jours de chaleurs qui reviennent toutes les 3 semaines.


Vous pourrez retrouver tous les produits nécessaires sur le site www.bonjoureustache.com

Dr Semblat Vétérinaire
Fondatrice de bonjour eustache